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Zoom sur Bibliocouple, par Serge Cottet

Auteur : 04/10/2015 0 comments 1216 vues

« la femme a une très grande liberté à l’endroit du semblant. Elle arrivera à donner du poids même à un homme qui n ‘en a aucun ». Lacan J., Le Séminaire, livre XVIII, D’un discours qui ne serait pas du semblant, Paris, Seuil, 2006, p. 35.

On juge un homme, à sa femme : c’est à elle, comme objet a, qu’il doit son peu de réalité ; mais ce n’est pas réciproque. Nulle symétrie.

La femme, plus réelle, garde son prestige fût-elle affublée d’un type bâclé à la six, quatre, deux. Les couples à la Dubout intriguent : mon père m’a donne un mari, mon dieu, quel homme quel petit homme… Freud dit : c’est son enfant. Cela arrive, en effet.

Avec Lacan c’est autre chose ; l’homme sans qualités n’en est pas moins l’homme de paille de l’universel phallique, le tout homme, une star pour l’amoureuse : le quelconque devient quelqu’un. Une belle fille avec un nul choque ; c’est pourtant la victoire du semblant.

On invoquera La Bruyère : « pour les femmes du monde, un jardinier est un jardinier, et un maçon  est un maçon ; pour quelques autres plus retirées un maçon est un homme, un jardinier est un homme. Tout est tentation à qui la craint. » On pense à Lady Di, pas si retirée que ça, et son jardinier.

Un motif de satisfaction pour le bout d’homme dans cette époque anti-machiste : il a sa chance.

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