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Marseille, par Hervé Castanet

Auteur : 27/09/2015 0 comments 1092 vues

 

Pas un jour sans que les clichés ne soient repris, amplifiés, avec leurs cortèges d’images et de reportages : Marseille et ses bandes organisées, Marseille et la drogue, Marseille et son clientélisme politique, Marseille et l’OM – et les morts, et les scandales sous le soleil au bord de la mer. Marseille ville pauvre et cosmopolite avec le FN triomphant qui dépasse tous les autres partis. Marseille accueillante et raciste. Marseille avec ses ports industriels et ses calanques. Marseille sale et ses quartiers chics. Les clichés, jusqu’à plus soif, alimentent les télés et les radios.

Il y a une autre Marseille – mais jamais sans la première. Les musées que l’on ouvre, les expositions d’art contemporain, les festivals, les théâtres nombreux, les écrivains et artistes qui y vivent (mais Marseille les ignore), etc.

Et la psychanalyse ? Présente, active. Rebelle ? Plutôt décidée ! Cultivée ? Plutôt radicale. Avec le goût des concepts ? Plutôt le concept comme arme. Arme ? Contre la bêtise, le tiède, l’ennuyeux. Bourgeoise ? Non, pas bourgeoise. Plutôt une référence médiévale : chevaliers-soldats. Vraiment ? On s’y essaye.

Et le Blog « Spécial Marseille », que dit-il de la ville, de la région ? Rien ! Vraiment ? Oui ! Il dit au moins ce qui se fait à Marseille ? Très partiellement. Oui, Julien Blaine et Florence Pazzottu, Marc Mercier, Frédéric Valabrègue, Christian Sebille, Franck Dimech vivent à Marseille. Mais leurs noms sont bien plus connus ailleurs. Voyez les catalogues du Seuil ou de P.O.L, ou les activités des Instants Vidéo, ou le programme du Centre National de Création Musicale, ou le théâtre à Taïwan ou…

Vous aimez cela : qu’ils soient HLM (Hors Les Murs) ? Oui, leurs noms circulent ailleurs – et parfois sur place mais on ne sait pas bien, pour eux, pourquoi Marseille.

Et les autres invités de ce blog sont d’ailleurs. Certains sont passés à Marseille à l’occasion : Véronique Olmi, Jorge León. D’autres pas et nous sommes allés les voir là où ils étaient.

Avec toujours la même question même si, jamais, elle n’est dite ainsi : comment chaque artiste fait-il S.K.beau du réel qu’il rencontre ? Idem pour l’écrivain et le poète ou le spécialiste de Descartes ou de Barbey, ou de Camille Claudel…

Les « Marseillais(es) » se sont amusés alors lors de ces entretiens pour le Blog ? Vous ne pouvez pas savoir : avec une boussole robuste réduite à une question : et ton S.K.beau à toi ?, les voilà avec pour champ d’action la ville contradictoire (et s’il fallait comparer Marseille, choisissons Diane chasseresse, si belle et si inhumaine) et ce qui lui est bien extérieur voire lointain. Oui, HLM !

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